Algérie : comprendre la purge dans les secteurs économique et politique en une infographie

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Algérie : comprendre la purge dans les secteurs économique et politique en une infographie

La mise en détention provisoire des anciens chefs de gouvernement Ouyahia et Sellal, ainsi que du ministre Benyounès, de l’ex-candidat à la présidentielle Ali Ghediri et de l’hommes d’affaires Mahieddine Tahkout, constitue le troisième volet d’une vaste purge opérée depuis début avril dans les secteurs économique et politique algériens.

L’ampleur des enquêtes lancées depuis la démission du président Abdelaziz Bouteflika, le 2 avril dernier, donne le vertige. Le placement en détention préventive presque systématique de plusieurs hommes d’affaires qui représentent les plus grosses fortunes du pays, d’Ali Haddad à Mahieddine Tahkout, en passant par Issad Rebrab et les frères Kouninef, est encore plus vertigineux.


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Cette vaste opération « mains propres », sans égal depuis l’indépendance du pays, ne touche pas uniquement les patrons d’entreprises. Elle vise également deux ex-Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ainsi que plusieurs ministres et responsables politiques – Amar Ghoul, Abdelghani Zaalane, Karim Djoudi, Amar Tou, Boudjemaa Talai, Abdelkader Bouazghi et Abdeslam Bouchouareb – qui sont poursuivis ou seront poursuivis dans les prochains jours pour des faits présumés de corruption, d’abus de confiance ou de dilapidation de biens publics.