Dakar Fashion Week 2019 : ces cinq designers qui ont ébloui le premier défilé

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Dakar Fashion Week 2019 : ces cinq designers qui ont ébloui le premier défilé

Le premier défilé de la Dakar Fashion Week 2019, consacré à huit designers à la cote montante, a révélé vendredi la tendance de cette 17e semaine de la mode dakaroise : de puissantes pièces féminines tout en originalité, modernité, élégance et séduction.

• Le style militaire d’Adama Paris

Ébullition dans le hall du cinq-étoiles Pullman Teranga de Dakar. Alors que l’an dernier, le défilé « jeunes créateurs » s’était déroulé à l’extérieur de l’édifice, ce jeudi 6 juin, c’est au niveau du lobby, du restaurant intérieur, du bar (et même sur le bar !) qu’a été érigé le catwalk. Si Adama Paris a ouvert le bal avec une superbe collection consacrant le style militaire au féminin, cinq designers (dont trois originaires de Côte d’Ivoire) ont particulièrement attiré l’attention du public.

• La femme africaine selon Simone & Elise

Originaire d’Abidjan, le duo de créatrices Simone et Elise s’est particulièrement démarqué. Et cela, à travers des pièces d’inspiration tant ouest-africaines (boubous) qu’occidentales (robes à volants) sur lesquelles sont peintes des femmes noires. Couleurs des tissus : orange vif (symbole de flamboyance) et noir (pour le pouvoir et la royauté).

Les deux créatrices expliquent avoir voulu sublimer la femme africaine battante, qu’elle soit active ou au foyer, afin d’en faire une reine

« Nous utilisons de la peinture textile, de la soie sauvage, du satin duchesse, du coton, de la tulle ou de la mousseline de soie », détaillent Simone et Elise. Férues d’art, les deux créatrices expliquent avoir voulu sublimer « la femme africaine battante, qu’elle soit active ou au foyer », afin d’en faire une reine.

• L’indigo intemporel de Sita

Les pièces tout en indigo de la Franco-Guinéenne Sita se voulaient un hommage à un tissu traditionnel aux motifs ancestraux propre à la région du Fouta-Djalon. « Ce pagne, riche en histoire, est dévalorisé en Guinée et n’est pas assez connu dans le reste du monde, alors qu’il existe depuis des siècles », lance la créatrice qui, pour prévenir la déteinte liée aux méthodes de fixation traditionnelles du tissu, le trempe dans du vinaigre et du gros sel.

J’ai voulu montrer comment l’on pouvait valoriser l’indigo, un tissu élégant et sobre

À travers des silhouettes modernes (trenchs, vestes, combinaisons…) et plutôt sexy pour certaines, la jeune femme a sublimé la femme active, indépendante et sûre d’elle en soulignant le caractère intemporel de l’indigo. Comme une forme de matière basic (en l’occurrence du pagne tissé et du bazin blanc assoupli) qui se travaille à l’infini. « J’ai voulu montrer comment l’on pouvait valoriser l’indigo, un tissu élégant et sobre, confie-t-elle. À l’avenir, j’aimerais augmenter la qualité du tissu en travaillant la fixation de couleur. Je veux aussi diversifier les motifs et évoluer vers d’autres matières. »

• Les mix hauts en couleurs de Virgin Bohème

Chez Virgin Bohème, la femme est d’une élégance à couper le souffle. Robes, tailleurs, vestes, pantalons palazzo où l’on joue sur la juxtaposition des matières. Du wax mêlé à de la dentelle, de la soie de Chine, de la guipure… Le tout dans des couleurs vives : du rouge, du corail, du rose…

J’aime travailler avec les matières nobles. Mais dans le wax, c’est la multitude de motifs qui m’attire. Je trouve cela féérique

La créatrice Cynthia Wodié-Attoumbré explique que sa marque est la traduction de sa foi religieuse (« virgin » pour Vierge Marie) et de son goût pour le style bobo-chic (« bohème »). « J’aime travailler avec les matières nobles. Mais dans le wax, c’est la multitude de motifs qui m’attire. Je trouve cela féérique. »

Sa collection s’intitule « Red Dingue », d’où les différents dégradés de rouge qui symbolisent, pour elle, la joie de vivre et la positivité. La femme Virgin Bohème ? Africaine, cosmopolite et ouverte d’esprit.

• Le glamour de Versaille

Établi à New-York, Moussa Dia, créateur d’origine sénégalaise de la griffe Versaille, a été le dernier à défiler. Et pour cause, il s’est naturellement imposé comme le clou du spectacle. Sa signature, connue des habitués de la Dakar Fashion Week : tenues ultra-glamour, largement accessoirisées, pour tapis rouge. Strass, perles, paillettes, dos nus, décolletés et longues traînes. Ce proche du couple Kardashian-West, qui a eu l’occasion d’habiller Beyoncé, sublime les femmes qui n’ont pas froid aux yeux.