Le mouvement sportif congolais veut délivrer le foot des mains d’Omari. Dans une pétition formulée et adressée au secrétaire général de la Confédération africaine de football –Caf, signée depuis le 11 avril, les dirigeants du foot congolais regroupés disent non à Constant Omari et ses lieutenants. Le mouvement reproche au comité que pilote Omari, l’impunité, la mauvaise gouvernance, la violation des textes même ceux signés par lui, textes taillés sur sa mesure, verrouillage du système électoral, absence du bilan annuel et du programme d’action, la violation de la loi n°23/011 du 24 novembre 2011 et autres.

Le mouvement recherche désormais des filles et fils du pays répondant au profil et aux conditions de bonne moralité dans une élection démocratique et transparente. Malgré tout ce qui lui est reproché, Constant Omari évolue avec la même stratégie. Il prépare pour le 24 et 25 mai à Kindu dans la province du Maniema, les assemblées générales de la Fecofa dans un lieu secret.
Dans ce lieu, il présentera le rapport annuel de la structure et là sera organisé l’élection du comité exécutif. C’est ainsi que des cadres sportifs et notables du football rd-congolais ont initié la pétition afin d’arrêter la prise en otage du football par un groupe bien connu qui efface le nom de la RDC dans le concert des nations. Pour traduire son envie, Omari a fini par verrouiller l’accès au comité exécutif de la Fecofa. Pour y accéder, désormais il faut provenir de l’ancien comité de la Fecofa, soit issu du comité de la Linafoot, soit de la ligue nationale de football féminin, soit de la ligue nationale du football des jeunes ou soit d’une ligue provinciale. Chose étonnante, lui-même n’a jamais dirigé le football congolais ni dans un club, ni dans une ligue ou entente avant son accession à la Fecofa. L’article 48, alinéa G des statuts de la Fecofa témoigne ce verrou. La pétition explique que l’homme contrôle seul toutes les opérations, car à vrai dire, les fonctions de Secrétaire général et de trésorier et leurs adjoints ont été supprimés. Pour prouver qu’il est un homme sans âme, il a même défié l’Etat congolais. Il roule l’Etat en ce qui concerne les dividendes financiers provenant des matchs internationaux alors que c’est l’Etat congolais qui équipe et finance l’équipe nationale, poursuit la pétition. Pour les clubs, des contrats secrets ont été signés avec des entreprises de télécoms mais qui ne profitent pas aux clubs qui font la visibilité de leurs produits. Pour preuve, le ministre actuel des sports, l’a fustigé aussi dans une correspondance adressée à la Caf en réponse à une lettre du secrétariat général de l’institution. Pour démontrer que le mouvement sportif congolais est déterminé à rompre avec «ce monstre», il a réservé en ampliations, les organes qui traitent le football au niveau mondial que national. Notamment, le secrétariat général de la Fifa, la chambre d’instruction de la commission d’éthique de la Fifa, la présidence de la RDC, l’Assemblée nationale, la primature, le ministère de tutelle, la Cour suprême de justice et à l’organe mis en cause, la Fecofa. Le comité Omari doit rendre le tablier avant que le pire n’arrive, soutient la pétition.