Lors de sa communication à l’opinion nationale via la presse, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur s’est montré conscient du danger qui guette le processus de découpage territorial. Il s’agit de la tentation de l’exclusion et des conflits intercommunautaires.

Evariste Boshab a prévenu que quiconque succomberait à cette tentation va se retrouver sous le coup de la loi. C’est du reste pour cette raison qu’un travail pédagogique et de conscientisation a été fait en amont du lancement effectif du découpage territorial.

Ainsi l’on a vu le vice-Premier ministre descendre personnellement au Katanga où la fronde anti-découpage territorial paraissait plus tenace. Le numéro 2 du gouvernement est allé apaiser les esprits et neutraliser les agitateurs qui tentaient de troubler l’ordre public.

Bâtards

De fait, plusieurs experts et analystes ont stigmatisé le danger du découpage territorial si jamais le processus n’est pas entouré de tous les garde-fous De par la configuration de plusieurs de nos districts, devenus aujourd’hui des provinces, le risque est énorme de voir s’ériger au pays des provinces à très forte dominance mono ethnique. Ce qui constituerait une terrible menace pour la cohésion et l’unité nationales.

Au Palais de la Nation où Joseph Kabila veille au grain, il y a longtemps que l’on avait tout prévu. Ainsi, pour prévenir tout dérapage politicien, sur fond de stigmatisation, exclusion ou séparatisme, le Chef de l’Etat a pris une mesure plus que salutaire.

Il a fait précéder la mise en place de la puissance publique (Police, DGM, ANR et très bientôt l’Armée) dans les nouvelles provinces avant que les politiques n’y prennent pied.

Cette mesure se révèle à ce point salutaire que les animateurs des services spécialisés seront déjà en place avant l’installation de l’administration politique. Leur présence par anticipation va permettre d’encadrer la mise en place d’institutions politiques dans les nouvelles provinces.

Bien plus intéressant est d’ailleurs le fait que globalement, les animateurs des services spécialisés ne sont pas originaires de leur province d’affectation. C’est un véritable coup de frein que Kabila a imposé à toutes les velléités séparatistes et d’exclusion.

C’est dire que le processus d’installation des Assemblées provinciales dans les provinces concernées par le découpage, comme l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs vont se dérouler sous l’œil vigilant et protecteur de l’Armée, de la Police nationale, de l’ANR et de la DGM. Il ne sera donc pas facile pour les politiques malintentionnés de faire des bâtards dans le dos de la République.