Friday, October 19, 2018
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Des émissions illégales de produits chimiques endommagent la couche d’ozone

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Des émissions illégales de produits chimiques endommagent la couche d’ozone

Quelqu’un, quelque part dans le monde, aurait recommencé à fabriquer des produits chimiques interdits, autrefois utilisés comme solvants, comme réfrigérants ou dans les aérosols. C’est ce que suggère une étude parue le 16 mai dans Nature.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont mesuré dans l’atmosphère la teneur en trichlorofluorométhane (CFC-11) – un gaz responsable de la destruction de la couche d’ozone, plus connu sous son nom commercial : fréon – et ont observé son évolution.

Une diminution plus lente que prévu

Les données montrent bien un déclin de la concentration atmosphérique de CFC-11 depuis son interdiction en 1987 dans le cadre du protocole de Montréal, deux ans après la découverte du “trou” dans la couche d’ozone censée nous protéger des rayons ultraviolets nocifs du soleil. Mais depuis 2012 cette concentration “diminue beaucoup plus lentement que ce à quoi on pourrait s’attendre d’après ses sources et ses puits connus”, explique Nature dans un article grand public qui résume :

Cela indique une nouvelle augmentation des émissions – en violation des réglementations internationales.”

Différentes modélisations ont permis aux scientifiques d’écarter d’autres causes possibles, comme la production accidentelle de CFC-11 en tant que sous-produit d’autres produits chimiques, ou le rejet par d’anciens bâtiments mis hors service.

Selon eux, il est probable qu’une production illégale de cette substance en Asie de l’Est en soit à l’origine. “Les données pointent dans cette direction de manière assez définitive”, a déclaré à BBC News Stephen Montzka, de la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis (Noaa), qui a dirigé l’étude.

Vérifier la mise en œuvre des réglementations

“Toute production de gaz appauvrissant la couche d’ozone contrôlés par le protocole de Montréal doit être signalée au Secrétariat du protocole”, rappelle le chercheur. Pour Nature :

L’étude de Montzka et de ses collaborateurs fait apparaître une fois de plus qu’on ne peut pas considérer comme acquises les réglementations sur l’environnement, qu’il faut les préserver et en vérifier la mise en œuvre.”

Et si rien n’était fait pour endiguer cette remontée des émissions de CFC-11, la “récupération” de la couche d’ozone, observée depuis l’interdiction de ce produit, pourrait être mise à mal. “Cela pourrait également contribuer à l’augmentation globale des températures”, ajoute BBC News.

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