École de commerce : ces anciens étudiants formés par et pour l’Afrique

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École de commerce : ces anciens étudiants formés par et pour l’Afrique

Qu’ils soient 10 ou 1 000 les anciens élèves sont désormais un levier de développement important pour les écoles et un critère à ne pas négliger côté candidats pour le choix d’une école.

Jadis, les réseaux des anciens élèves n’étaient que de tristes bases de données inutilisées. Désormais, les écoles exploitent cette manne devenue essentielle à la qualité de leur enseignement. Et ce pour plusieurs raisons. La première est financière et s’inspire du modèle américain, où les « ex- » contribuent financièrement au budget de l’établissement qui les a formés. Au Sénégal, Sup de Co réfléchit à la création d’une fondation, et BEM Dakar reçoit déjà des participations spontanées.

La deuxième raison tient à la performance de l’école, tant sur l’adéquation entre compétences et besoins du marché que sur son rayonnement à l’international. L’exemple parfait est celui des Amis du Maroc, un groupe de diplômés de l’université Paris-Dauphine qui, en 2016, a investi 50 % de la somme nécessaire à l’implantation d’un campus à Casablanca. La phase d’amorçage s’est terminée en avril 2018 et ils se sont retirés au profit du Groupe HEM, qui, depuis, cogère l’établissement.


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Rester proche des anciens élèves permet enfin de tisser un lien plus étroit entre l’école et le monde de l’entreprise, par l’organisation de soirées, de journées de recrutement ou de séminaires. De quoi cultiver une « solidarité d’école et de corps » chère au sociologue Pierre Bourdieu et bien utile aux étudiants.


Des anciens témoignent :

• Abdou Karim Fofana – Ministre sénégalais de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique

« C’était la meilleure voie pour prendre la température des marchés »