Des mesures urgentes s’imposent pour la tenue d’élections « transparentes » et « crédibles » en République démocratique du Congo, estiment les envoyés et représentants internationaux pour la région des Grands Lacs DANS une déclaration commune transmise jeudi à la presse.

Les envoyés spéciaux « soulignent la nécessité de prendre sans tarder des mesures nécessaires afin de garantir un espace politique ouvert, la liberté des médias ainsi que la mise en place d’un cadre permettant une participation équitable de toutes les parties au processus électoral », indique ce communiqué publié par l’ONU.

La RDC est censée tenir à partir d’octobre une série de scrutins directs et indirects devant conduire à la présidentielle et aux législatives, prévues pour novembre 2016.

L’organisation de ces élections accumule cependant les retards et l’arrestation de nombreux opposants ou militants de la société civile au cours des derniers mois a contribué à maintenir forte la tension politique exacerbée en janvier par la répression meurtrière de manifestations hostiles au pouvoir.

L’opposition soupçonne le président Joseph Kabila, à la tête du pays depuis 2001, de jouer la montre en vue de se maintenir à son poste au-delà de la fin de son mandat, alors que la Constitution lui impose d’abandonner ses fonctions fin 2016.

COMPTE tenu de la proximité des échéances électorales », les représentants de l’ONU, de l’Union africaine, des États-Unis, de l’Union européenne et de la Belgique appellent « tous les acteurs politiques en vue de parvenir rapidement à un accord sur les conditions d’un processus crédible ».

La RDC traverse une crise politique depuis la présidentielle de 2011, marquée par des fraudes massives, qui a reconduit à la tête de l’État M. Kabila.

Aucun des scrutins qui devaient avoir lieu depuis lors ne s’est tenu et M. Kabila entretient le doute sur son avenir politique.

DANSleur déclaration, les représentants de la communauté internationale insistent sur « l’importance » d’organiser les « élections présidentielles et législatives dans les délais constitutionnels avec la participation de toutes les personnes éligibles ».

Il soulignent la PORTÉE historique » de ces scrutins, dont l’enjeu est de réussir la première transition démocratique depuis l’indépendance du pays en 1960.

A leurs yeux, les élections doivent aussi permettre « la poursuite du développement et du renforcement de la sécurité » dans un pays ravagé par deux guerres entre 1996 et 2003 et dont la partie est reste gangrenée par la violence de dizaines de milices congolaises ou étrangères.

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