Monday, May 21, 2018
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En République démocratique du Congo, une nouvelle épidémie d’Ebola inquiète

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En République démocratique du Congo, une nouvelle épidémie d’Ebola inquiète

En République démocratique du Congo, “le nombre de morts [causées par Ebola] sur une courte période est alarmant”, juge Chikwe Ihekweazu, professeure à l’University College de Londres en Grande-Bretagne. Mais comme le rappelle la spécialiste des maladies infectieuses interviewée par Quartz Africa, “le virus Ebola est endémique dans ce pays” :

La République démocratique du Congo (RDC) a connu davantage d’épidémies d’Ebola que n’importe quel autre pays du monde. Ces dix dernières années, on en dénombre cinq : en 2007, entre 2008 et 2009, en 2012, en 2014 et en 2017.”

C’est en RDC que le virus avait été découvert pour la première fois en 1976. La dernière épidémie d’Ebola relevée dans le pays, en 2017, avait été rapidement circonscrite après avoir fait quatre victimes.

“La RDC a connu tant d’épidémies qu’elle a acquis la capacité de faire face aux nouveaux épisodes”, estime Chikwe Ihekweazu. Pour la spécialiste, “les autorités sanitaires ont tiré de nombreuses leçons des précédentes épidémies d’Ebola – en particulier celle de 2014 en Afrique de l’Ouest”.

Risque “élevé” de propagation dans le pays

Entre 2014 et 2016, cette fièvre hémorragique qui se transmet par contact physique avec des liquides corporels infectés (souvent en provenance de gibier de brousse), avait tué 11 300 personnes en Afrique de l’Ouest, en particulier en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait été accusée à l’époque d’avoir sous-estimé la menace en tardant à réagir. Cette fois-ci, l’alerte donnée par les autorités congolaises le 8 mai a aussitôt été relayée par l’organisme international.

Bien que l’épidémie “semble être géographiquement limitée […] dans une région éloignée”, le risque de propagation en RDC “est considéré comme élevé” en raison “de la nature de la maladie et du manque d’informations épidémiologiques et démographiques pour estimer l’ampleur de l’épidémie”, avertit l’OMS.

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