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Tuesday, June 25, 2019
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Enquête. Facebook, nouvel arbitre de la parole planétaire

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Enquête. Facebook, nouvel arbitre de la parole planétaire

De Menlo Park (Californie)

Depuis une salle de conférences de son siège californien, Facebook tente d’éteindre les flambées de haine et de désinformation qu’il a contribué à attiser dans le monde, post après post.

Le réseau social est accusé de saper la démocratie et de provoquer des effusions de sang dans des États petits et grands. Mais pour Facebook, il s’agit aussi d’un enjeu commercial.

La société, qui engrange environ 5 milliards de bénéfices par trimestre, doit montrer qu’elle a réellement l’intention de supprimer les contenus dangereux. Elle doit également continuer à attirer un nombre croissant d’utilisateurs, issus de pays de plus en plus nombreux, et tenter de les maintenir le plus longtemps possible sur le réseau.

Comment Facebook peut-il contrôler des milliards de posts quotidiens dans plus de 100 langues sans pour autant remettre en cause l’expansion sans fin qui est au cœur de son modèle économique ? La solution de l’entreprise prend la forme d’un réseau de collaborateurs s’appuyant sur un maquis de slides PowerPoint qui leur indiquent ce qui est interdit.

1 400 pages de règles

Tous les quinze jours, le mardi matin, plusieurs dizaines de salariés de Facebook se réunissent pour établir les règles et discutent de ce que les 2 milliards d’utilisateurs auront le droit de dire. Il en ressort des recommandations qui sont envoyées aux plus de 7 500 modérateurs dans le monde entier.

Comme le New York Times a pu le constater, ces règles, étroitement observées, couvrent un vaste domaine et font de Facebook un arbitre bien plus puissant de la parole planétaire que ce qui a été dit publiquement ou que ce que la société elle-même veut bien admettre.

Nous avons eu accès à plus de 1 400 pages de règles, fournies par un salarié qui dit craindre que la société n’exerce trop de pouvoir, avec trop peu de surveillance – et qu’elle ne commette trop d’

[…]

Max Fisher
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