Monday, October 15, 2018
Home Economie Espagne. Vers un fort coup de pouce au salaire minimum

Espagne. Vers un fort coup de pouce au salaire minimum

0
18
Espagne. Vers un fort coup de pouce au salaire minimum

Après de longues semaines de négociations, les socialistes au pouvoir et leurs principaux alliés de Podemos (gauche radicale) ont finalement signé le projet de budget 2019. La mesure phare : une forte augmentation du salaire minimum interprofessionnel (SMI) qui passerait de 735 à 900 euros brut, soit une augmentation de plus de 20 %. “Podemos demandait 1000 euros, un objectif reporté à 2020”, précise le quotidien El País. L’impact sur les dépenses budgétaires sera de 340 millions d’euros – seuls 3,5 % des salariés sont payés au SMI.

Pour compenser cette dépense – et d’autres, comme des investissements dans le logement social ou l’indexation des retraites sur l’inflation – le gouvernement compte en partie sur de nouvelles recettes, comme l’augmentation de l’impôt sur les sociétés (à l’exception des PME), ou celle de l’impôt sur les revenus supérieurs à 130 000 euros annuels.

Augmentation du déficit ?

“Le message que recevront les citoyens est très clair : un tournant politique complet, qui fait du chef du gouvernement socialiste, Pedro Sánchez, et du leader de Podemos, Pablo Iglesias, les deux grands protagonistes du nouveau pouvoir”, commente El País.

Les socialistes sont arrivés au pouvoir début juin, après une motion de censure contre le gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire, de droite), qui était alors au pouvoir depuis cinq ans et demi.

Reste que le budget est encore loin d’être approuvé. Même avec l’appui de petits partis, les socialistes et Podemos n’ont pas la majorité absolue pour cette approbation. Il leur faudra compter avec l’appui – ou l’abstention – des partis séparatistes catalans, avec lesquels les relations ne sont pas au beau fixe.

Qui plus est, cette politique budgétaire expansionniste “pourrait supposer une augmentation du déficit public et devra donc recevoir l’autorisation de Bruxelles”, continue El País, qui conclut que “maintenant, une autre négociation commence, plus difficile, avec la Commission européenne”. Avant la signature avec Podemos, le gouvernement tablait sur un déficit de 1,9 % du PIB.

Translate »