Tuesday, August 21, 2018
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Etats-Unis. Après 15 mois d’attente, la NASA a enfin un patron

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Etats-Unis. Après 15 mois d’attente, la NASA a enfin un patron

La NASA vient de passer 15 mois sans directeur, un record dans ses 60 ans d’histoire. Son ancien dirigeant, Charles Bolden, avait présenté sa démission le jour de l’investiture de Donald Trump en janvier 2017. La nomination de son successeur a donné lieu à un véritable “feuilleton”, écrit The Hill. Et pas seulement parce que la démocrate Tammy Duckworth, première sénatrice à avoir accouché en poste, est venue voter avec son nouveau-né sur les genoux.

La nomination de Jim Bridenstine, Représentant républicain de l’Oklahoma, a été approuvée par 50 voix contre 49, sans le moindre vote démocrate en sa faveur. Le Washington Post raconte comment Jeff Flake, le sénateur anti-Trump de l’Arizona, a profité de la très courte majorité de son parti au Sénat pour marchander son vote auprès de la Maison Blanche, qui avait choisi Bridenstine depuis septembre 2017. Il a voté oui in-extremis tout comme un autre élu républicain, Marco Rubio. Le sénateur de Floride aurait préféré “un professionnel de l’espace” mais il ne souhaitait non plus pas que l’absence de leadership au sein de l’agence spatiale se prolonge.

Si comme le signale le Wall Street Journal, “les démocrates font face à la pression de l’aile progressive du parti pour bloquer tous les nommés de Trump”, l’opposition a d’autres raisons de ne pas valider le profil du tout premier membre du Congrès nommé à la tête de la NASA . 

Comme le rappelle le site Vox, ce diplômé en économie, ancien pilote de la Navy, “n’a aucune formation scientifique”. Par ailleurs, “son expérience à la tête d’une organisation de grande ampleur est inexistante”, s’inquiète Sciencealert.com. Il a bien dirigé le musée de l’air et de l’espace de Tulsa mais rien de comparable avec une agence de 17 000 employés dotée d’un budget de 20 milliards de dollars. D’autant plus que le musée a fermé et que selon The Daily Beast, sa gestion de l’époque fait débat.

Nouvelles priorités de la NASA

Celui que Politico décrit comme “résolument conservateur” a surtout suscité la polémique en critiquant le mariage homosexuel et en affichant ses doutes sur la réalité du réchauffement climatique. Un point de vue qui pourrait s’avérer problématique alors que l’une des responsabilités de l’agence spatiale consiste justement à surveiller l’évolution des températures terrestres.

Ce “passionné d’espace de longue date” tel que le présente le site Quartz, a en tout cas le soutien des professionnels du secteur. Le treizième administrateur de l’histoire de la NASA défend avec ferveur l’exploration spatiale, en phase avec l’administration Trump.

“Pour la prochaine décennie, la Maison Blanche a mis l’accent sur la Lune”, explique Sciencemag.org. En plus de renvoyer des Américains sur l’astre terrestre, le président américain veut accélérer la conquête de Mars. Des missions coûteuses qui pousseraient le gouvernement à cesser de financer la station spatiale au-delà de 2025 et à confier les projets en orbite basse à des entreprises privées comme SpaceX et Blue Origin.

“Le premier défi de Bridenstine sera de convaincre les parlementaires de financer les priorités du président pour la NASA, ce à quoi le Congrès s’est refusé jusqu’ici”, prévient Quartz

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