Friday, February 22, 2019
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États-Unis. Discours sur l’état de l’union : le “détonnant” appel à l’unité de Trump

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États-Unis.  Discours sur l’état de l’union : le “détonnant” appel à l’unité de Trump

Donald Trump s’est posé en rassembleur, mardi 5 février dans la soirée, en ouverture de son deuxième discours sur l’état de l’Union. “Des millions de nos concitoyens nous regardent en ce moment, espérant que nous gouvernerons non pas comme deux partis, mais comme une seule nation”, a lancé le président américain depuis la tribune de la Chambre des représentants, encadré de son vice-président Mike Pence et de la nouvelle “speaker” démocrate Nancy Pelosi.

“L’ordre du jour que j’exposerai ce soir n’est pas un ordre du jour républicain ou démocrate. C’est le programme du peuple américain”, a-t-il poursuivi avant de promettre de faire construire le mur à la frontière avec le Mexique, de dénoncer les “enquêtes partisanes ridicules” et d’annoncer un sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un les 27 et 28 février au Vietnam. 

“Discordant”

Mais après le plus long “shutdown” de l’histoire du pays, cet appel à l’unité avait un ton “discordant”,  juge le Washington Post. ”Le président s’est servi du discours sur l’état de l’Union pour défendre sur un air de défi son programme d’immigration”, explique le journal. “Il a appelé à une plus grande coopération bipartisane (…) alors qu’il se tenait devant un Congrès amèrement divisé au sujet de sa demande de financement du mur frontalier qui a entraîné une fermeture partielle du gouvernement pendant 35 jours.”

Trump lance un détonnant appel à l’unité après avoir incendié les démocrates”, résume dans la même veine Politico. Le président a appelé à rejeter ‘la politique de vengeance, de résistance et de rétribution’, alors même qu’il lançait de nouvelles attaques contre les dirigeants démocrates et refusait de bouger quant à ses revendications sur le mur frontalier”, explique le magazine. 

“Je le ferai construire”

“Par le passé, la plupart des gens dans cette pièce ont voté pour un mur, mais le mur adéquat n’a jamais été construit. Je le ferai construire”, a annoncé Donald Trump au Capitole. Qualifiant l’immigration de “crise nationale d’urgence” – mais renonçant à décréter l’état d’urgence nationale qui l’autoriserait à financer le mur sans l’accord du Congrès – le locataire de la Maison-Blanche a exhorté démocrates et républicains à trouver un compromis d’ici au 15 février.

“​Trump accroît les tensions partisanes au sujet du mur”, estime le New York Times. “Des sections (du discours) sur l’instauration de prix plus équitables pour les médicaments, la réforme de la justice pénale et la lutte contre le VIH/sida ont été incluses, en clin d’œil aux domaines qui ont reçu l’appui des deux partis. Pourtant, l’immigration – qui a divisé Washington – est restée l’un des principaux thèmes”, note CNNLa chaîne Fox News, aux positions souvent proches de celles de l’occupant du Bureau ovale, dresse un constat similaire : “Le président a appelé à l’unité, mais en même temps, il n’a pas plié quant à son insistance pour que le Congrès finance des mesures de sécurité aux frontières, y compris un mur frontalier.“

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