Saturday, September 22, 2018
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Facebook : “Mark Zuckerberg sait qu’il a merdé”

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Facebook : “Mark Zuckerberg sait qu’il a merdé”
  • “Mark Zuckerberg sait qu’il a merdé”

Le site Recode n’y va pas par quatre chemins : Zuckerberg est responsable, et l’ampleur de la défiance est telle qu’il ne peut esquiver ses responsabilités.

Il n’y a personne pour plaindre Mark Zuckerberg, et c’est bien normal. Un mégamilliardaire qui continue d’engranger des milliards grâce aux données personnelles de tous les internautes de la planète ou presque ne peut guère espérer susciter de la sympathie.

C’est clair, il a merdé. Zuckerberg lui-même vous le dira. Mais, contrairement à la dernière fois, il sait qu’il n’y a personne d’autre à qui faire porter le chapeau.

  • “Zuckerberg sait depuis le début que son invention ne respecte pas la vie privée”

Concentrer une telle quantité de données personnelles entre les mains d’une seule personne ne pouvait mener qu’au désastre, estime Gizmodo :

Mark Zuckerberg sait depuis le début que son invention ne respecte pas la vie privée et pose des problèmes de sécurité. Les associations, la presse et les spécialistes le répètent depuis des années, mais nous, les utilisateurs, ne l’avons pas compris, ou nous ne nous en sommes pas inquiétés ou nous avons préféré faire la sourde oreille. Ce n’est pas entièrement de notre faute.

Confier sans restriction nos informations personnelles à une seule entreprise contrôlée par un seul homme était une folie, et on le voit bien aujourd’hui. Si même la NSA ne parvient pas à verrouiller ses secrets, comment Facebook serait-elle capable de protéger nos données ? Par bien des aspects, elles étaient offertes à tout vent.”

  • La démission de Zuckerberg, “une chance pour l’ensemble de la planète”

Pour le magazine Wired, il faut un départ de Zuckerberg pour donner un souffle nouveau à Facebook, qui est un service planétaire :

Pour lui, à titre personnel, comme pour l’entreprise Facebook, la démission de Zuckerberg serait l’occasion de tourner une page, de redorer son blason et d’ouvrir un chapitre résolument nouveau. Mieux, ce serait une chance pour l’ensemble de la planète.

Sa démission permettrait à Facebook de faire sa grande mise à jour et de prendre un tournant plus décisif encore que ne l’a été son arrivée sur les portables après son introduction en Bourse. Facebook est allé bien trop loin dans la manipulation et la marchandisation de ses utilisateurs, et l’application doit prendre conscience qu’elle doit avoir les êtres humains qui l’utilisent pour priorité – son avenir en dépend.

Elle doit offrir à ses utilisateurs ce qu’ils veulent (de l’info, des statuts, des amis, du lien) tout en respectant leur vie privée, et cesser de leur donner ce qu’ils n’ont jamais demandé (des fake news, des pièges à clics, des pubs “ciblées” flippantes).”

  • Zuckerberg, l’incarnation et l’origine des nombreuses erreurs de Facebook

Zuckerberg a eu une idée de génie, et il a su en profiter. Il est désormais temps pour lui d’assumer ses nombreuses erreurs, écrit TechCrunch :

Facebook n’est pas un outil pour rapprocher les gens, c’est un outil qui permet de monétiser les liens qu’ils créent entre eux. […]

La débâcle de l’élection [présidentielle américaine de 2016] et l’actuel scandale Cambridge Analytica ne sont que les avaries les plus récentes d’une longue série : la confiance des utilisateurs est depuis longtemps en berne, et ils seraient nombreux à quitter Facebook si la force d’attraction du réseau n’était pas si puissante.

Que Zuckerberg, l’incarnation et l’origine des nombreuses erreurs de Facebook (mais aussi de ses nombreux succès), fasse profil bas est une nouveauté, et pourrait donner lieu à de grands changements au sein de l’organisation.”

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