Sunday, November 18, 2018
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Indonésie. Des dessins d’animaux remontant à 40 000 ans seraient les plus vieux du monde

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Indonésie. Des dessins d’animaux remontant à 40 000 ans seraient les plus vieux du monde

Une peinture rupestre, représentant ce qui semble être un banteng, un bœuf sauvage d’Asie du Sud-Est, et des empreintes de mains, découverte dans les années 1990 dans des cavernes de l’est de Kalimantan, la partie indonésienne de l’île de Bornéo, remonterait à au moins 40 000 ans. Ce qui en fait la plus vieille représentation figurative connue. C’est ce que suggère l’étude dirigée par le paléontologue québécois Maxime Aubert, de l’université Griffith en Australie, publiée le 7 novembre dans la revue Nature.

L’équipe de cet expert en biochimie et en archéologie a utilisé une technique désormais largement utilisée, rapporte le magazine Science, qui consiste à mesurer, lorsque cela est possible, les taux d’uranium et de thorium qui se désintègrent dans des croûtes de calcite accumulées au-dessus des peintures rupestres.

Évolution similaire de part et d’autre de l’Eurasie

Les 65 échantillons prélevés au cours d’expéditions dans des kilomètres de cavernes recelant des centaines de dessins anciens ont démontré que les couches de calcite les plus proches des peintures étaient plus anciennes que celles situées à la surface, confirmant ainsi la datation.

En 2014 son équipe avait déjà retrouvé sur l’île de Célèbes des empreintes de mains et des dessins d’animaux, dont la datation avait permis d’estimer qu’ils remontaient à au moins 35 400 ans. Le quotidien canadien La Presse note :

D’autres dessins, plus récents, datant au plus tard de 8000 ans avant Jésus-Christ, semblent aussi témoigner de l’évolution de l’art préhistorique dans la région.”

Une évolution qui ressemble à celle de l’art rupestre européen, rapporte encore le quotidien. “Il est extraordinaire de penser que l’art rupestre a évolué de manière similaire aux deux extrémités de l’Eurasie”, confie Maxime Aubert à La Presse depuis Jakarta, où il poursuit ses fouilles.

Contactée par Science, Jane Balme, archéologue de l’université d’Australie-Occidentale à Perth, estime que cette découverte “attire l’attention sur les similitudes répandues de l’expression symbolique de l’humanité à travers le monde”.

Martin Gauthier
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