Kenya : Catherine Mumo, une future diplomate à l’université de Strathmore

0
151
Kenya : Catherine Mumo, une future diplomate à l’université de Strathmore

L’université privée Strathmore, située en plein cœur de Nairobi, offre une vie extra-scolaire riche et dynamique tout en multipliant les liens avec le monde du travail.

Avec ses nombreux restaurants et fast-food, ses fauteuils de cuirs et ses espaces de lecture le centre des étudiants de Strathmore est le lieu de rendez-vous quotidien des élèves de l’université de Strathmore, située à Nairobi au Kenya. Sur les tables qui parsèment le grand open-space du rez-de-chaussée, les étudiants lisent, mangent, écoutent de la musique ou discutent par petit groupes. Le large escalator qui dessert les cinq étages du bâtiment et le distributeur de billets rappellent presque l’atmosphère des centres commerciaux de la capitale.


>> LIRE AUSSI : Kenya : À Strathmore, une université qui forme des entrepreneurs


Ici, Catherine Mumo évolue comme un poisson dans l’eau. Saluant les uns, conseillant les autres, lançant des sourires à tout va. Cette jeune kényane fluette de 21 ans à l’énergie débordante a récemment été élue vice-présidente du conseil des étudiants. Pour cela, elle a dû passer dans les classes pour présenter son programme et participer à un débat public avec les autres candidats.  « Avant, j’avais peur de m’exprimer en public. Mais aujourd’hui, cela ne me pose plus aucun problème ! » confie-t-elle dans un sourire. Depuis, elle arrive chaque matin une heure avant les cours et travaille dans le bureau confortable du conseil des étudiants. « Nous essayons de rendre la vie universitaire la plus dynamique possible. Nous avons des soirées jeux, des soirées cinéma et bien sûr, tous les clubs » explique-t-elle.

Rapprocher étudiants et professionnels

Le campus compte 25 clubs en tout. Certains liés au cours, comme le club marketing ou le club finance et d’autres seulement pour le plaisir, comme la chorale ou le club de danse. Catherine, qui suit un double cursus en marketing et études internationales, fait partie du club de simulation de l’ONU. Les étudiants y font de leur mieux pour rendre l’expérience la plus réaliste possible en invitant experts et ambassadeurs à leurs séances. Et ça fonctionne. C’est grâce à ses activités au sein de ce club que Catherine a été repérée par l’Unicef, dont elle est devenue l’une des « ambassadrice de la jeunesse ». Depuis le mois de juin, elle prend donc sur son temps libre pour écouter les préoccupations des jeunes kényans et les faire remonter à l’organisation internationale. Et c’est tout naturellement au sein de l’Unicef qu’elle prévoit de faire son stage de fin d’études.


>> LIRE AUSSI : Ghana : Priscilla Kolibea Mante, une scientifique sensible à l’économie


Service communautaire

« Ce qui est bien avec Strathmore, c’est que c’est une marque. Les élèves qui en sortent ont un avantage sur le marché du travail » assure Catherine. Pour celle qui rêve de travailler dans une ambassade, le choix a été vite fait. Aujourd’hui en troisième année, elle a déjà fait un voyage d’études en Espagne et en France et profite des nombreuses interventions de professionnels de la diplomatie en classe. Sa famille a quant à elle choisi Strathmore pour ses liens avec l’Église catholique et les valeurs qu’elle inculque. L’établissement oblige en effet tous les étudiants à faire au moins 200 heures de service communautaire au cours de leurs études. Certains en profitent pour venir en aide aux réfugiés du camp de Dadaab, au Nord du pays, afin d’aider des ONG dans les bidonvilles ou encore pour partir avec des associations à l’étranger.


>> LIRE AUSSI : Rwanda : les premiers jours de cours des étudiants d’Aims Kigali


Mentorat

C’est donc avec fierté que la jeune Catherine fait visiter son université : ses deux chapelles, sa piscine, son terrain de basket et sa bibliothèque dont l’accès se fait par reconnaissance biométrique. « L’environnement d’apprentissage est de grande qualité. Et puis nous avons de bonnes relations avec les professeurs. Si vous avez un problème, il y a toujours quelqu’un à qui parler » assure-t-elle. Chaque élève se voie en effet attribuer un mentor à son arrivée dans l’université. La seule chose qui manque, à son avis, ce sont des logements sur le campus, qui rendraient la vie plus simple aux étudiants internationaux et aux Kényans venus du reste du pays.