Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Wednesday, July 24, 2019
Home Economie Le géant brésilien Odebrecht à genoux

Le géant brésilien Odebrecht à genoux

0
76
Le géant brésilien Odebrecht à genoux

Construction, pétrochimie, logistique, transport, technologie… les tentacules du groupe brésilien Odebrecht, fondé en 1944 au Brésil, se sont étendus à de nombreux secteurs clés du développement et à bon nombre, aussi, de pays d’Amérique latine. Mais aujourd’hui, écrit El País Brasil, “le géant Odebrecht essaie de tenir debout après la débâcle politique et économique résultant des cinq ans d’enquête de l’opération Lava Jato”.

Le journal rapporte que le groupe Odebrecht a demandé à la chambre des faillites de São Paulo – une sorte de tribunal de commerce – une procédure de sauvegarde. Celle-ci lui permet de suspendre ses dettes, qui s’élèvent à 80 milliards de reais (18,3 milliards de dollars, 16,3 milliards d’euros) et de maintenir ses activités en obtenant un délai auprès de ses créanciers.

Cette demande de sauvegarde “est la plus importante que le Brésil ait connue”, souligne El País Brasil.

Le PDG du groupe, Luciano Guidolin, a déclaré dans un communiqué que cette procédure permettrait au conglomérat de “maintenir ses activités avec l’objectif d’[en] assurer la stabilité financière et une croissance durable”, rapporte El País Brasil.

Une entreprise généreuse

Depuis le début de l’opération judiciaire anticorruption, dénommée Lava Jato, qui s’est ouverte au Brésil en 2014, le scandale de versements de pots-de-vin par le groupe à des dirigeants politiques et des fonctionnaires a éclaboussé nombre de pays latino-américains, provoquant même le suicide, en avril dernier, de l’ancien président péruvien Alan García, la veille de son audition par la justice.

De son côté, l’ancien PGG Marcelo Odebrecht [2008-2015] a été condamné à dix-neuf ans de prison avant de voir sa peine réduite pour avoir fait des aveux et donné des informations utiles à la police et d’être assigné à domicile.

De 180 000 salariés en 2015, le groupe est passé à 48 000 postes, a précisé le communiqué, évoquant la crise économique et “les erreurs commises”, qui ont eu pour conséquence l’interdiction de conclure des contrats avec plusieurs pays ou la difficulté à étoffer leur liste de grands comptes clients.

Lire l’article original
Translate »