Tuesday, October 16, 2018
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Le Japon permet l’édition d’embryons humains pour la recherche

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Le Japon permet l’édition d’embryons humains pour la recherche

“Le Japon vient de publier un projet de directives permettant l’utilisation d’outils d’édition des gènes dans les embryons humains”, dévoile Nature.

Le Conseil pour la science, la technologie et l’innovation, rattaché au bureau du cabinet du Premier ministre, planchait sur ces questions depuis le mois de mars, fait savoir le Nihon Keizai Shimbun qui indique :

Par rapport à l’étranger, le pays connaît un retard dans ce domaine.”

Des outils comme Crispr-Cas9, qui permet de couper et de coller des bouts d’ADN, sont déjà utilisés. Mais ce “retard” concerne son utilisation sur des embryons humains. C’est la raison pour laquelle “certains insistaient pour que le Japon autorise [ce genre de pratique]”, précise le quotidien.

Au moins huit équipes dans le monde ont publié des études concernant l’édition génétique d’embryons humains. “Certains de ces travaux ont été conduits en Chine ou aux États-Unis, où l’utilisation de cette technique n’enfreint aucune loi s’ils sont financés par des fonds privés, rappelle Nature, d’autres ont été menés au Royaume-Uni, où la permission doit être fournie par un organisme de réglementation national.”

Si ces directives sont adoptées, la manipulation des embryons humains ne devra pas avoir de finalité reproductive. Mais il ne s’agit que d’une indication. “Il n’y aura toutefois aucune obligation légale de s’y conformer”, précise la revue britannique. Cependant, même restreinte à la recherche scientifique, la manipulation d’ADN d’embryons suscite des inquiétudes et soulève des questions éthiques.

Certains craignent que ces techniques soient, à terme, utilisées à des fins eugénistes, et de nombreux pays cantonnent la recherche sur la manipulation du patrimoine génétique aux cellules adultes non reproductrices.

“Au Japon, le projet de directives sera ouvert au public à partir du mois prochain et sera vraisemblablement mis en œuvre au cours du premier semestre de l’année prochaine”, rapporte Nature.

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