Thursday, May 24, 2018
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Les inégalités en matière de pollution de l’air se creusent

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Les inégalités en matière de pollution de l’air se creusent

Dans le monde, 9 personnes sur 10 respirent un air contenant des taux élevés de polluants. C’est ce que révèlent les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’organisation estime, par ailleurs, que 7 millions de personnes meurent chaque année à cause de l’exposition aux particules fines, qui proviennent de différentes sources comme les voitures, les usines, les centrales à charbon, les feux de forêt ou même, dans certaines régions, l’incinération des déchets ou les poussières des déserts.

“Ces particules pénètrent profondément dans les poumons et dans le système cardio-vasculaire, ce qui provoque des affections comme les accidents vasculaires cérébraux, les cardiopathies, les cancers du poumon, les bronchopneumopathies chroniques obstructives et les infections respiratoires, notamment la pneumonie”, explique l’OMS dans un communiqué.

L’air intérieur également en cause

“Mais, souligne The Guardian, les niveaux de contamination [de l’air par ces particules] varient considérablement en fonction des actions gouvernementales et des ressources financières.” En résumé, les inégalités en matière de pollution de l’air entre pays riches et pays en développement s’accroissent.

Alors que 61 % des villes européennes et 57 % des villes américaines ont vu leur taux de particules fines diminuer pour la première fois entre 2010 et 2016, la situation s’est aggravée en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient. “En termes de pollution de l’air intérieur, fait qui a contribué à 3,8 millions de morts, l’écart est également important, car les familles des pays pauvres dépendent davantage de la combustion du bois, du charbon et du kérosène pour cuisiner et se chauffer”, précise le quotidien britannique.

“Plus de 90 % des décès dus à la pollution de l’air se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, principalement en Asie et en Afrique, suivis des pays à revenu faible ou intermédiaire des régions de la Méditerranée orientale, de l’Europe et des Amériques”, détaille le communiqué de l’OMS.

Des données incomplètes

La réduction des risques liés à la pollution de l’air “dépend de la sensibilisation du public, de la volonté politique, ainsi que des revenus, énumère The Guardian, qui note que les auteurs du rapport font l’éloge de la Chine, qui a renforcé les contrôles de la pollution à la suite des scandales ‘airpocalypse’, des protestations publiques et des problèmes de santé”.

L’OMS insiste cependant sur le fait que ces données sont incomplètes. “Plus de 4 300 villes dans 108 pays fournissent désormais des informations sur la qualité de l’air ambiant, en hausse de plus de 30 % par rapport à 2016, rapporte le quotidien britannique. Elles sont complétées par satellite, mais il y a relativement peu de données en Afrique.”

En outre, poursuit The Guardian, “les normes varient d’un pays à l’autre, les variations annuelles peuvent être influencées par le climat, et on ne sait pas toujours faire la différence entre les sables provenant des régions désertiques et les particules toxiques dans les grandes villes”.

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