Sunday, May 26, 2019
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Les révoltés de Summit Learning, inspecteur Google et un journal nommé LinkedIn

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Les révoltés de Summit Learning, inspecteur Google et un journal nommé LinkedIn

L’enfer est pavé de bonnes intentions, si l’on en croit le New York Times, qui consacre un très long reportage à l’incursion de la tech dans le domaine sensible de l’enseignement. Deux petites villes du Kansas, au cœur du Midwest, se sont rebellées contre Summit Learning, une start-up à but non lucratif de la Silicon Valley qui assure une grande partie des classes par Internet dans les écoles locales. Financée par Mark Zuckerberg, patron de Facebook, et sa femme, Priscilla Chan, une pédiatre, Summit offre un téléenseignement personnalisé aux élèves, qui peuvent étudier à leur rythme des programmes scolaires taillés sur mesure, sous la supervision de leurs enseignants, rebaptisés “mentors”.

Aux dernières nouvelles, cela ne se passe pas bien. Les parents retirent leurs enfants de ces écoles pour les inscrire dans le privé, ou organisent des manifestations, furieux de savoir leur progéniture rivée toute la journée à un écran d’ordinateur portable. Ils reprochent avant tout à la tech de confiner les élèves dans un isolement stérile et de rompre la relation avec les enseignants.

Soixante-quatorze mille petits Américains suivent déjà, dans 380 écoles publiques du pays, des cours conçus par Summit Learning, et le programme a déjà suscité d’autres protestations, telle une grève des lycéens à Brooklyn en novembre dernier. Le contenu de l’enseignement en ligne est moins en cause que son usage inopportun, comme faux remède à la paupérisation de l’enseignement public et au manque de profs. En particulier dans le Kansas, où, pendant deux ans, pour cause de réduction des impôts et de coupes budgétaires, les écoles n’ouvraient

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Philippe Coste
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