Tuesday, August 14, 2018
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Marchés. Apple dépasse les 1.000 milliards de capitalisation boursière

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Marchés. Apple dépasse les 1.000 milliards de capitalisation boursière

Apple n’est en pas à son premier record. Le géant fondé en 1976 par Steve Jobs et Steve Wozniak “était devenu la plus grosse capitalisation boursière au monde en 2012, dépassant Microsoft, alors que les ventes d’iPhone propulsaient l’entreprise dans la stratosphère”, rappelle le site d’information sur les nouvelles technologies Ars Technica. Jeudi, “la domination d’Apple dans le monde financier a franchi une nouvelle étape, alors que la capitalisation de l’entreprise atteignait les 1.000 milliards de dollars”, poursuit le site.

Le record d’Apple fait suite à la publication mardi d’excellents résultats financiers, et reflète plus généralement la santé insolente des géants de la technologie. “Les grandes entreprises technologiques ont affiché des performances extraordinaires sur les douze derniers mois”, observe le site spécialisé Techcrunch. “Alphabet (Google), Amazon et Microsoft sont toutes susceptibles de dépasser le seuil des 1.000 milliards de dollars”.

Le Wall Street Journal précise que les cinq plus grosses capitalisations boursières américaines – Apple, Amazon, Alphabet, Microsoft et Facebook – sont toutes des entreprises du secteur de la technologie et de l’internet – “un niveau de domination de l’industrie très rare dans l’histoire récente des marchés”. Les cinq champions représentent à eux seuls 15 % de la valeur totale de l’indice de référence de la bourse américaine S & P 500.

Pour Apple, le dépassement du seuil des 1.000 milliards de capitalisation “est le couronnement d’une croissance continue et d’une offre permanente de produits tantôt révolutionnaires, tantôt perfectibles, mais toujours populaires auprès des consommateurs du monde entier”, remarque le Mercury News, le quotidien de la Silicon Valley.

Et si les ventes d’iPhone, produit phare d’Apple, ont tendance à stagner en termes d’unités vendues, le prix toujours plus élevé des appareils entraîne une confortable augmentation des revenus, alors que la vente de services – la spécialité de Tim Cook, actuel patron d’Apple – est en pleine croissance.

Incertitudes sur l’après-iPhone

Comme le souligne l’agence économique Bloomberg, onze ans après son lancement, l’iPhone “représente à la fois la plus grande opportunité et le plus grand défi pour Apple et Cook. Car si les services ne cessent de croître, l’iPhone représente encore 61 % du chiffre d’affaires de l’entreprise sur le dernier exercice, contre 56 % en 2014”.

Mais y’a-t-il une vie après l’iPhone ? “Sur le long terme, les investisseurs craignent qu’Apple soit incapable de créer d’autres produits aussi révolutionnaires que l’iPhone ou l’iPad”, écrit le Wall Street Journal. “Sa montre, lancée, en 2015 a fait d’Apple la plus première compagnie mondiale de montres, en termes de chiffre d’affaires, mais elle n’a pas atteint les ventes d’autres produits phares”.

The Atlantic résiste pour sa part à célébrer le record d’Apple, égrenant les multiples scandales qui devraient inviter la firme à la pomme à la modestie. Comme les “250 milliards de dollars” stockés à l’étranger “pour ne pas avoir à payer d’impôts américains. Ou le fait qu’Apple a enregistré des profits monstrueux sur le dos d’employés d’usines chinoises travaillant dans des conditions épouvantables”. Le magazine relève également que “comme tout fabricant de composants informatiques, Apple doit utiliser des matières premières, parfois extraites par des enfants, dans des circonstances inhumaines et dans des lieux dévastés par la guerre”.

Et Techcrunch de conclure : “Apple (et Tim Cook) sont plus puissants que beaucoup de pays ou de leaders politiques. Espérons qu’ils utiliseront ce pouvoir à bon escient”.

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