Tuesday, December 11, 2018
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Prix Turner pour l’art contemporain. Des courts-métrages tournés avec un iPhone récompensés

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Prix Turner pour l’art contemporain. Des courts-métrages tournés avec un iPhone récompensés

“Une série de clips tournés avec un iPhone et montrant la campagne écossaise filmée depuis la fenêtre d’un train, un tee-shirt sur un radiateur et un chat donnant des coups de patte à une lampe ont permis à Charlotte Prodger de remporter le prix Turner 2018”, rapporte The Guardian. Décernée depuis 1984, cette prestigieuse récompense, dotée d’une bourse de 25 000 livres sterling (environ 28 000 euros), distingue chaque année des artistes contemporains de moins de 50 ans qui sont nés, résident ou travaillent au Royaume-Uni.

Âgée de 44 ans et domiciliée à Glasgow, Charlotte Prodger s’était déjà fait un nom dans le milieu de l’art contemporain, même si elle n’était pas connue du grand public. Plus tôt cette année, elle avait été désignée pour représenter le Royaume-Uni à la Biennale de Venise 2019. Le jury a salué l’originalité de ses courts-métrages, faisant valoir qu’ils impressionnaient par “leur caractère étonnamment fouillé”, “inattendu pour des vidéos tournées avec un iPhone”, rapporte le quotidien britannique. “Ils apportent quelque chose de nouveau quant au média cinématographique et la façon dont il est utilisé en art”, a commenté Alex Farquharson, le directeur de la Tate Britain.

Des fragments autobiographiques

Deux films de l’Écossaise ont été primés par le jury, intitulés respectivement Bridgit and Stoneymollan Trail. Le premier, long de trente-deux minutes, était projeté ces derniers jours à la Tate Britain, à Londres, dans le cadre d’une exposition consacrée aux quatre artistes nominés pour prix Turner. De l’aveu même du Guardian, “ce film est difficile à expliquer. Il s’y passe beaucoup de choses, de façon apparemment aléatoire. Il y est question de classes sociales, de genre, de sexualité et de déesses néolithiques.” Son tournage a duré un an. Homosexuelle déclarée, Charlotte Prodger s’y met en scène, chez elle ou lors de ses voyages, détaille le journal :

Sa narration inclut des fragments autobiographiques – son coming out au début des années 1990 dans l’Aberdeenshire [une région rurale du nord-est de l’Écosse], l’incapacité des gens à déterminer si elle est une fille ou un garçon, le présupposé que sa petite amie serait sa fille.”

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