Monday, October 15, 2018
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Vu du Royaume-Uni. Paris en pole position pour profiter du Brexit

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Vu du Royaume-Uni. Paris en pole position pour profiter du Brexit

Le Royaume-Uni quittera officiellement l’Union européenne le 31 mars 2019. Normalement. Paris et d’autres grandes villes européennes, comme Milan ou Francfort, déploient des efforts considérables pour attirer la population fortunée de la City de Londres, qui pourrait être contrainte de migrer vers le continent si le Brexit nuisait à ses affaires. Pour le Times, une nouveauté symbolise cette volonté du côté français : le lycée international Lucie-Aubrac, qui a ouvert ses portes le mois dernier à la Défense.

“Le quartier des affaires se prépare à un afflux d’enfants lorsque les cadres franchiront la Manche après le départ britannique de l’UE”, relate le quotidien de Londres. Le lycée Lucie-Aubrac est l’un des trois établissements internationaux que la région compte ouvrir d’ici à l’année prochaine, dans le cadre d’un plan assumé pour attirer les populations britanniques aisées.

“Quand Paris a entamé sa drague des banquiers, écrit le quotidien britannique, les impôts élevés et le manque d’écoles internationales étaient pointés du doigt comme deux grosses faiblesses. D’après les autorités, M. Macron s’est occupé des deux problèmes.” Citant des sources françaises, le Times indique que la région parisienne devrait récolter 10 000 emplois dans la finance grâce au Brexit.

Le Financial Times, journal quasi officiel de la City, estime lui aussi que “Paris est en passe de devenir le grand centre financier de l’Europe continentale” et souligne que “certains des plus grands gestionnaires d’actifs et établissements banquiers se préparent à la vie après le Brexit en délocalisant leurs opérations de Londres vers la capitale française”.

Selon le quotidien économique, après Bank of America et Citigroup, ce sera bientôt au tour de JPMorgan Chase et de BlackRock de traverser la Manche pour gérer leurs affaires en Europe. Pourtant, retrace le FT, “Francfort et Dublin étaient en tête dans la bataille” pour attirer la finance de la City. “Mais Paris semble destiné à l’emporter sur le marché de la gestion d’actifs et des produits financiers, alors que les banques et gestionnaires ont compris la nécessité d’avoir un centre dominant pour concentrer les liquidités et les compétences”, avance le journal britannique.

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